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Prédictions farfelues pour la saison tennistique 2014

La saison tennistique 2014 est bien lancée après cet Open d’Australie conclu sur la victoire surprise de Stanislas Wawrinka. Essayons de prédire la suite avec humour et décalage.


Mois de février/mars :

Période un peu creuse avant les premiers Masters Series sur dur. La France gagne à l’arraché 3-2 contre l’Australie après avoir perdu le double. Richard Gasquet, à la Arnaud Boestch, gagne 10-8 au 5ème set dans le 5ème match contre le débutant Kyrgios. Il rend hommage ensuite à Sergi Bruguera, qui l’a aidé à « franchir un palier mentalement ». Mais les bonnes nouvelles sont de courte durée dans le clan français, Gilles Simon se casse le poignet droit en expérimentant une nouvelle technique de musculation norvégienne. Mais à la surprise générale, il s’aligne au tournoi de Marseille en jouant de la main gauche ! Il remporte ses 2 premiers matchs en 3 sets de manière incroyable, se contentant de faire des ronds et de courir partout. Llodra panique et met tout dehors et Benoit Paire pète les plombs. Simon cède finalement en 3 sets contre Gasquet qui déclare avoir joué « l’un des matchs les plus durs de ma carrière, je suis content de m’en être sorti ». L’Open 13 est finalement gagné par Tsonga. Petite précision : les organisateurs avaient décidé cette année de simplifier les choses et de n’autoriser que les Français dans le tableau. Personne n’avait remarqué la différence.

Masters 1000 d’Indian Wells et Miami :

Nadal arrive « dans la peau d’un outsider » selon ses dires et prend bien soin de mettre toute la pression sur Stan Wawrinka. Lequel triomphe de Murray en demis avant de perdre contre Djokovic en finale. Le Djoker avait lui-même sorti Nadal qui avait encore une fois fessé 6/2 6/2 Roger en quarts de finale. Malgré cette 1053ème défaite contre Nadal, Roger déclarait « aller dans la bonne direction » et ne pas trouver qu’il souffrait particulièrement contre Nadal.

Djokovic, qui fait de la terre battue sa priorité, zappe Miami et pique Bruguera à Gasquet, se rendant compte que Boris Becker n’y connait pas grand-chose à propos de la brique pilée. Gasquet déclare forfait à Miami, visiblement sous le choc, et fait une mini-dépression. Gaël Monfils en profite pour faire feu de tout bois et sort tour à tour Ferrer, Berdych, Murray avant de perdre épuisé contre Nadal en finale. Content, il pense être « au top de sa forme et dans les meilleures conditions depuis des années ». Catastrophe, 3 jours après la finale, un scan révèle qu’il s’est fissuré le genou en sortant de son lit le lendemain de la finale. Il sera très probablement forfait pour Roland Garros, Wimbledon et l’US Open.

Roland

La saison sur terre battue arrive et Nadal « ne se sent pas favori ». Il tremble pourtant l’espace de deux jeux contre Daniel Brands au premier tour de Monte Carlo avant de gagner 6/2 6/1, « but it waz very difficoult no? » dit-il en conférence de presse. Il écrase tout et prend sa revanche sur Wawrinka en finale de Monte Carlo, lequel déclare malicieux « je n’en veux pas à Rafa d’avoir gagné cette finale là… ». La presse espagnole enrage et demande à l’Ambassadeur Suisse des excuses immédiates. Djokovic n’y arrive plus et embauche un hypnotiseur-télépathe-magicien-acupuncteur-guitariste pour l’aider à retrouver la « confiance ». Lendl lui se lasse et largue Murray, qui n’a pas gagné le moindre match sur terre battue. McEnroe en profite pour venir au secours de l’Ecossais et tacle Lendl : « il faut tout reprendre de zéro avec Andy car son précédent coach lui a mis de mauvaises idées en tête en améliorant son attitude sur le court. Il faut qu’il redevienne bougon et râleur ». Nadal remporte tous les Masters 1000 sur terre battue mais ne se sent pas « du tout favori » pour Roland Garros. Il prend Steve Darcis au premier tour porte d’Auteuil, lequel préfère abandonner à 0/5, sur les conseils de Justine Henin, pour éviter une Thierry Champion. Wawrinka a lui une pression énorme sur ses épaules et tombe contre Jérémy Chardy au 3ème tour. Dans l’euphorie, celui-ci annonce son idylle avec Serena Williams. Pas du tout du goût de Patrick Mouratoglou qui pète un câble pendant l’émission « avantage Leconte ». Riton tente de jouer les pacificateurs et s’engage en double-mixte avec Serena. Celle-ci le plante 20 minutes avant leur premier match, s’excusant car elle l’avait cofondu avec « Guy Forget » et ne souhaite pas se couvrir de ridicule en jouant avec Riri. La hype Chardy ne dure pas, il perd au tour suivant contre Gimeno-Traver. Il y a 18 français au 2ème tour, record absolu, mais seulement un seul atteint les quarts de finale : Gilles Simon, miraculeusement remis de sa fracture du poignet guérie par un rebouteux. Mais Nadal l’exécute en 3 petits sets et 71 minutes sur le Suzanne Lenglen. Le tournoi, perturbé par la pluie, s’étale sur 3 semaines. Les joueurs se plaignent de l’absence de toit et de projecteurs. Gachassin rétorque que « la nuit est tombée plus tôt cette année et ce n’était pas vraiment prévu ». David Ferrer, qui a laborieusement éliminé Federer en quarts de finale, bat enfin Djokovic en Grand Chelem en demi-finale et pense être « mieux préparé » pour sa deuxième finale contre Rafa qui le « craint énormément ». Verdict : Nadal mène 6/1 5/2 et se bloque l’autre côté du dos. Sans bouger, il plie tout de même le match 6/1 6/4 7/6. Ferrer ne s’en remettra jamais et entame une descente aux enfers à la Coria.

Wimb

Wimbledon arrive et les British ne s’excitent même pas sur Murray, sur le point de quitter le top 10, en raison de la Coupe du monde et de la performance des Three Lions au Brésil. Ironie du tirage au sort, Roger Federer corrige Stakhovsky au premier tour. Il n’en faut pas plus pour que ses fans voient là un signe « du retour du Grand Roger ». Hélas, il cède en 5 manches contre Dimitrov en huitièmes de finale… un peu comme quand Federer battait un certain Pete Sampras en 2001. Nadal se réconcilie avec le gazon en atteignant les quarts de finale mais chute en 4 sets dont trois tie-breaks contre John Isner. Benoit Paire est exclu du tournoi pour un geste obscène envers le gazon londonien. Djokovic, qui a viré Bruguera après Roland et engagé Tim Henman pour l’occasion, se hisse de nouveau en finale. Et de nouveau, il perd contre Murray. Le doublé du natif de Dunblane passe inaperçu car le jour même, Messi marque de la main contre l’Angleterre à Rio. McEnroe, ravi, déclare « je suis content qu’Andy ait gagné en ayant mieux joué cette année que l’année dernière avec Lendl ».

US Open

La saison sur ciment arrive et Andy Roddick, catastrophé par le niveau affligeant du tennis US, tente un come-back. Il terrorise Richard Gasquet au premier tour de Cincinnati. Richard encaisse mais déclare « je n’ai pas perdu contre n’importe qui, il a quand même été numéro 1 mondial ». Mais Roddick perd sèchement contre Federer en huitièmes. Finalement, il se rend compte que revenir pour perdre encore contre Federer ne vaut pas vraiment le coup et refuse sa wild-card à l’US Open. Del Potro, de retour après 6 mois d’absence sur blessure, joue un match de feu contre un autre revenant, Gaël Monfils, sur un court annexe au premier tour. Les deux joueurs se blessent simultanément dans le tie-break du 5ème set. Fait inédit, aucun des deux ne veut abandonner avant l’autre. L’arbitre tire donc au sort le vainqueur. Stéphane Robert, qui prenait le vainqueur, passe ainsi sans jouer au 3ème tour où il sort Jo-Wilfried Tsonga. Au final, avec 2 huitièmes de finale en Grand Chelem, il réalise la meilleure perf française de l’année.

Novak Djokovic, qui a finalement décidé de n’avoir que Marian Vajda comme entraîneur, survole cet US Open et retrouve le sourire. Rafael Nadal, en délicatesse avec son dos, ses genoux, ses pieds et ses ampoules, rend les armes avec honneur contre Berdych en quarts de finale. Roger Federer, qui a perdu contre Djokovic en finale, pense qu’il a quand même mis en place « des choses intéressantes » et que cela ne peut qu’être positif « avant la saison 2015 ».

La fin d’année est marquée par l’annonce surprise de la retraite de Gaël Monfils, « qui n’a plus de genou ». Mais il compte bien rester dans le milieu en étant coach de Richard Gasquet, et capitaine de Coupe Davis à la place d’Arnaud Clément.

Le Kangourou


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