Tennisonline.fr

Le psychodrame franco-français de la finale perdue contre la Suisse n’est pas prêt de disparaître

TennisOnline n’a pas beaucoup écrit ou réagi suite à la finale perdue face à la Suisse récemment. Mais a bien sur observé et lu la ribambelle d’articles rédigée BIEN AVANT, AVANT, PENDANT et APRES la finale.


Pourquoi un tel silence ?
Parce que finalement, il n’y avait pas grand-chose à dire. AUCUN match à suspens, pas un seul tie-break, pas un seul gros retournement de situation, de trucs qui fait lever les gens, qui fait dire à ceux qui d’habitude ne regardent pas le tennis quelque chose du genre « ha ouais.. quand même, ça donne des frissons ». Non rien de tout ça. Certes, le Grand Roger Federer a enfin ajouté la ligne qui manquait à son palmarès. Mais cela aurait eu plus de saveur après une vraie rencontre. La montagne, dans le plus grand stade jamais vu pour un match de tennis, a accouché d’une toute petite souris. Sur le terrain des émotions.. ou plutôt des bonnes émotions on va dire. Car côté vibrations négatives on a été plus que servis.

Oui, il y a fort à parier que dans 6, 12, 18 mois, voire plus, on en parlera encore de cette finale. Et pas pour des raisons très glorieuses hélas.
Pourquoi? Car en France, “on” aime bien ressasser les échecs en tout genre, notamment sportifs, surtout quand cela se passe mal, et notamment en coulisses. Parfois raillée pour son arrogance à l’étranger, la France est pourtant très forte pour remettre systématiquement sur le tapis ses échecs retentissants, peut-être même plus que ses victoires.
Vibrations négatives on vous disait. Exemples :
Les sifflets contre Tsonga lors de la remise de la Coupe, les atarax online, atarax 50 mg, order atarax online, generic atarax, atarax 10mg tablets, atarax hydroxyzine, buy hydroxyzine. journalistes vexés par la com’ d’Arnaud Clément “qui leur avait menti” sur la blessure de Tsonga, un joueur (Tsonga) qui critique le public trop mou dès le premier match de la rencontre, une organisation étrange (pourquoi ce si grand espace juste derrière les chaises des joueurs dédié aux supporters Suisses? Pourquoi ne pas les avoir mis en haut? la France jouait à domicile tout de même), une presse qui en fait des tonnes avant la rencontre (notamment avec l’histoire Wawrinka-Federer au Masters, le dos de Federer, la femme de Federer et Wawrinka), un staff technique qui enferme les joueurs dans un bunker pour la préparation, un ancien au palmarès indiscutable (Noah) qui la ramène buy dapoxetine order online at usa pharmacy! costco zoloft price. next day delivery, cheap generic zoloft . canada. fastest shipping, buy dapoxetine online. blog . pharmacy. menu. skip to content. home; enquiry buy kamagra in singapore  quelques jours après la débandade, un « spécialiste » (Mouratoglou) qui y va de son petit commentaire (auquel réplique façon élève de CE2 le joueur incriminé), un adversaire (Wawrinka) qui ne peut s’empêcher de lancer des piques en conférence de presse etc etc. Ca ne vous rappelle rien ?
Tout cela fait penser à l’équipe de France de foot en Corée et au Japon en 2002, ou à K…a (le mot qu’on a tellement prononcé pendant des jours, semaines, mois, années qu’à présent, rien que de l’évoquer provoque frémissements et regards gênés), certains fiascos de l’équipe de France de rugby ou de hand etc etc. Vous pouvez remplacer le nom d’Arnaud Clément par celui de Domenech, Liévremont ou Guy Forget… Le nom de Noah par celui de Lizarazu, le public du Grand Stade de Lille par le public du Stade de France.. et puis ajoutez le journal l’Equipe, lui, fidèle au poste, si prompt à mettre de l’huile sur le feu, à démolir (cf Jacquet) ou encenser (cf Jacquet mais après la victoire, sinon c’est pas drôle) et mettre tout le monde à cran.. mais bon puisqu’en France, on a l’Equipe et rien d’autre.
Bref, la France a perdu, a même bien perdu comme il faut, et on se mange un énième psychodrame sportif. Une énième plaie ouverte pour les tennismen français déjà sevrés des grands succès de leur sport. Imaginez l’état d’esprit du pauvre Richard Gasquet aujourd’hui. Il n’avait rien demandé à 9 ans et pourtant il faisait la Une de tennis mag. Depuis, l’étiquette de l’éternel espoir loser lui colle à la peau. Et c’est vrai que contre Federer il a joué à la perfection le rôle de la victime exécutée sans pitié : langage corporel déplorable, plan de jeu inexistant. En le voyant entrer sur le court, l’on sentait que l’affaire était dans le sac. Le pire c’est qu’il sait que les journalistes français vont lui poser à chaque conférence de presse la question : où en êtes-vous par rapport à cette défaite ? Après une victoire importante, on lui demandera si elle est vraiment derrière lui. A la prochaine fessée contre un « gros », on lui demandera si c’est cette défaite qui le freine etc etc. Tsonga aura lui aussi droit à ce genre de questions. Gaël Monfils, irréprochable sur l’attitude et le niveau de jeu, risque aussi d’être titillé longtemps du style : « avez-vous encore des regrets de ne pas avoir pu jouer ce 5ème match décisif ? ». A la moindre anicroche ou tension entre les joueurs sur le circuit, on va leur ressortir la finale de Lille.. Comme avec Knys… chut pardon et l’équipe de France et les histoires Gourcuff / Ribéry et les commentaires des consultants et autres vautours.
Faut-il pour autant dédouaner les joueurs et le sélectionneur ?
Non évidemment, ils ont tendu le bâton pour se faire battre.


Premièrement, en annonçant dès la victoire contre la Rep Tchèque acquise que la Coupe Davis devenait pour tous « leur priorité absolue », ou comment se mettre 2 mois à l’avance une pression colossale… Pression qui serait montée toute seule de toute façon. En ne voulant pas jouer à fond les tournois qui restaient (à part Simon), les joueurs ont fait de la Coupe Davis une obsession… La peur de la blessure, se concentrer sur cet objectif etc.. Du coup, ils se sont tout de même blessés, mais en plus ils ont perdu confiance.. Pendant ce temps, Roger et Stan avaient Masters Cup en tête. La fatigue du corps certes.. mais au moins leur esprit n’a pas mangé (et été mangé) de Coupe Davis pendant 2 mois.
Vient ensuite la question de l’attitude pendant le week-end.. Tsonga peut dire ce qu’il veut, il n’a pas offert grand-chose aux supporters le vendredi qui les auraient fait bondir de leur chaise. On a su après coup qu’il jouait blessé. Mais alors pourquoi ne pas avoir laissé sa place à un autre joueur ? Dire que la blessure s’est « réveillée » de nulle part pendant le match est sans doute mensonge, puisqu’on sait qu’il a très peu joué à l’entraînement les jours précédents à cause de la douleur..
Passons au double : Gasquet a évolué à un niveau exécrable. Trop gentillet au service, anémique au retour, passoire à la volée. Et bien sûr, langage corporel du perdant. Benneteau était trop seul.
Peut-on leur en vouloir ? Oui et non. Passer à côté, tomber sur plus fort, c’est la nature même du sport. Le reconnaître n’est pas une honte. Mais quand on entend dire Gasquet « ce n’est pas moi qui n’a pas été au niveau » à propos du double… On a compris qu’on part de loin hélas

.
Vient maintenant le tour du Capitaine. buy online fluoxetine nextday fluoxetine can fluoxetine make you high. fluoxetine from india is it safe buy fluoxetine online prescription Première question : le choix de la surface buy generic phenergan online phenergan hfa vs phenergan cost order phenergan . De la terre battue Indoor. LA surface qui n’existe pas sur le circuit. L’équipe de France se défend d’avoir choisi la surface en fonction des prétendues faiblesses des Suisses. On peut en douter. Et puis de toute façon, Federer et Wawrinka sont les joueurs multi-surfaces par excellence. Pas forcément le cas de Tsonga. Les services bien friables de Gasquet et Benneteau, dans lesquels s’est enfoncé comme dans du gruyère Wawrinka, n’auraient-ils pas plus tenu la route sur une surface rapide ? Un Tsonga, même le bras en miettes, n’aurait-il pas pu faire illusion plus longtemps sur une surface rapide plutôt que de subir systématiquement l’échange contre Wawrinka ? L’Histoire montre que la France et terre battue Indoor en finale de Coupe Davis, ça ne marche pas… alors peut-être que.

Mais enfin, enfin…
Pourquoi en faire autant, dans la presse, à la Fédé etc etc, après cette défaite ?
En face, c’était Federer et Wawrinka. Rien d’infâmant tout de même si ? La France n’a pas perdu contre une doublette Berlocq / Schwank tout de même…
Cela ne veut pas dire qu’il faille faire l’autruche.. Et c’est bien le problème quand on écoute Gasquet, Tsonga ou Gachassin. Tout va bien, le bateau coule. Surtout ne pas se remettre en question. Eviter les sujets qui fâchent. Se voiler la face. Et laisser donc les anciens, les journalistes et les consultants souffler sur des braises qu’on ne veut pas éteindre par peur de se brûler.
Mais bon, traiter un problème de manière calme, posée et réfléchie, cela semble compliqué en France. Pour le sport.. mais aussi pour d’autres choses.
Force est de constater qu’il n’y a pas d’union sacrée dans la défaite. Or c’est peut-être précisément à ce moment-là qu’on en aurait le plus besoin.

Le Kangourou

comments powered by Disqus