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Gilles Simon, l’intello du tennis français, sera un grand entraîneur

C’est de notoriété commune sur le circuit, Gilles Simon est l’un des joueurs les plus intelligents en activité.



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Cela se voit sur le court. Ce n’est ni le plus puissant, ni le plus fort, ni le plus rapide (quoiqu’il se débrouille très bien dans ce secteur), encore moins le plus doué techniquement (ah ce service où son corps donne l’impression de se tordre dans tous les sens) mais s buy zyban. zyban – buy cheap zyban online. buy zyban online. buy zyban. purchase zyban. buy zyban now.buy zyban online. buy very cheap zyban. on intelligence du jeu n’est plus à démontrer.

Gilles Simon sait parfaitement faire déjouer ses adversaires, varier les coups, le tempo d’un match. Il sait se montrer agressif et offensif quand il le faut vraiment –c’est-à-dire contre les joueurs où adopter une tactique d’attente serait suicidaire- et manie bien sûr le jeu de contre à la perfection.

Gilles Simon est un peu un anti Tomas Berdych. Berdych, c’est fluide, ça joue fort, en cadence, ça claque, ça envoie du lourd. Mais c’est parfois limité tactiquement. Berdych, contre un joueur qui tricote ou le perturbe tactiquement, peut exploser en vol sans crier gare. Gilles Simon, on peut aussi d’une certaine manière dire que c’est un Andy Murray en un peu moins évolué. Cela n’impressionne pas la majorité des fans et des spectateurs, mais c’est pourtant très fort… et un régal pour ceux –comme moi- qui aiment le tennis cérébral. C’est sur que ceux qui n’aiment que le tennis “gros service exter – caramel coup droit” ne peuvent apprécier ses qualités. Tant pis, il faut de tous les goûts pour tout le monde. A choisir entre un Anderson – Raonic ou un Murray – Simon, mon choix, à titre tout à fait personnel, est vite fait.

Revenons à Simon. Les interviews et conférences de presse du bonhomme sont tout autant intéressantes que son jeu. C’est d’ailleurs là qu’on mesure son sens du jeu, et quasiment à chaque fois, sa grande lucidité, ce qui n’est pourtant jamais évident lorsqu’on est interrogé sur le bord du court après un match.

Gilles Simon identifie très souvent ce qui lui a manqué dans un match, ce qu’il a essayé de faire mieux mais qu’il n’a pas réussi… les erreurs qu’il a commises etc.

Il a aussi une connaissance très fine du circuit et de ses arcanes. Il est d’ailleurs vice-président du comité de représentant des joueurs auprès de l’ATP. Pas anodin.

Dans l’Equipe du 26 janvier, il donne un avis très intéressant sur ce qu’il manque au tennis français junior actuel pour atteindre le top top niveau. Il dénonce notamment le manque d’autonomie tactique des juniors français, trop formatés, trop habitués à être de simples « exécutants » de plan de jeu et de consignes de coach… D’excellents exécutants mais qui ne savent pas ce qu’ils font en somme. Presque des automates. Il faudrait selon lui développer un intérêt, une compréhension tactique et mentale du tennis bien plus tôt. Et d’arrêter de penser que ce sport n’est qu’individuel : il dépend aussi largement du rapport avec l’adversaire.

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Morceaux choisis.

« je pense qu’il y a un énorme travail de connaissance du jeu à mettre en place beaucoup plus tôt. Tant qu’on est juniors, on est dans l’exécution. Jusqu’à 18 ans tu as un coach qui te dit « fais-ci, fais-ça » donc tu ne réfléchis pas par toi-même. Mais quand tu arrives sur le circuit tu dois commencer à composer avec des joueurs qui ont des forces énormes, mais aussi certaines faiblesses qu’il faut savoir utiliser. Je trouve que nos joueurs jouent un peu trop bêtement ».

« En France, de manière générale, on n’a pas assez bien compris l’importance de : « j’ai les armes, comment je les utilise ? C’est quoi sa force à lui, en face ? C’est quoi sa faiblesse ? Comment je lui fais mal ? Comment, lui, risque de me faire mal ? ».

« Tu dois saisir de quoi ton adversaire est fait. Si tu commences à comprendre, seulement en arrivant sur le circuit, que t’es pas tout seul sur un terrain, c’est un peu tard… ».

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Lors du dernier US Open, Gaël Monfils, alors sans coach, avait confié qu’il avait demandé à Gilles Simon de rester avec lui pour lui prodiguer des conseils. Coincidence ? Lors de cet US Open, on a rarement vu Gaël jouer aussi juste, s’adapter aussi bien à ses adversaires. On ne refera pas l’Histoire mais il y avait sans doute de la place d’aller très loin si ces satanées balles de match contre Federer avaient été concrétisées.

Gilles Simon a aujourd’hui 30 ans. Toujours dans cette édition de l’Equipe buy amoxil no prescription buy Amoxicillin cheap amoxil no prescription , il déplore que la génération Pioline n’a jamais eu envie de transmettre à la suivante. On sent que ce sera différent avec lui.

En fait, on aurait presque envie qu’il commence dès aujourd’hui sa carrière d’entraîneur. Le potentiel est bien là.

Dernier point tout aussi intéressant dans les dernières interviews de Simon, le rapport au mental et à l’ambition chez les Français. A juste titre, Simon,  souligne qu’en France, clamer haut et fort son ambition est toujours perçu comme de l’arrogance et que les gens sont trop contents ensuite de venir se délecter sur votre carcasse si jamais vous n’avez pas atteint vos objectifs. Il note aussi un “deux poids, deux mesures” car lorsque ces déclarations sont faites par des joueurs étrangers, les commentaires se font alors rares ou alors sont élogieux.

Peut-être que le fameux “problème mental” français vient aussi indirectement de là. Vous savez ce petit déclic qui empêche certains de franchir la dernière et ô combien difficile marche à la fin du tournoi du Grand Chelem. Peut-être qu’il est impossible pour un Français d’assumer publiquement une certaine assurance et ambition. Et du coup le Français intériorise, se convainc lui-même que “non, ma place n’est pas celle de n°1”. Comme s’il n’avait pas le droit de le penser. Comme si rien que de le penser, de le rêver, était un crime de lèse-humilité. Il n’y a qu’à voir le traitement réservé à certains de nos plus grands sportifs qui eux ont presque tout réussi. Au hasard, citons Thierry Henry, qui ne manquait pas -comme tout champion exceptionnel- d’une bonne dose de confiance en lui. Confiance en soi ou arrogance? Chacun définit le curseur à sa façon. Il est clair que les Américains et les Français ne le font pas de la même manière. D’ailleurs, ne pensez-vous pas que les Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic, Andy Roddick, Marat Safin ou autres Lleyton Hewitt, numéros 1 mondiaux des années 2000, affichaient très tôt une très grosse ambition? Retrouvez des extraits d’interviews. Ils disaient tous avoir un rêve, ou plutôt, un objectif, devenir numéro 1. C’est quand même la moindre des choses quand on est professionnel d’un sport.

Bref, ceci apparaît peut-être un peu hors sujet. Mais prêtons nous à rêver : imaginons le meilleur produit technique de la formation française arriver à 16 ans entre les mains de Gilles Simon. Peut-être arrivera-t-il à lui insuffler son sens tactique et à le persuader qu’être ambitieux est nécessaire pour réussir dans ce monde ultra-ultra-ultra compétitif qu’est le tennis de haut niveau.

Le Kangourou

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