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Wimbledon 2009 : Djokovic et le syndrome « ton of bricks » de Sampras

Wimbledon 2009 : Djokovic et le syndrome « ton of bricks » de Sampras

C’est un fait, défendre un titre du Grand Chelem n’est pas chose aisée, surtout quand on est jeune. L’année qui avait suivi son sacre à l’US Open, Pete Sampras s’était incliné en quart de finale contre un de ses principaux rivaux, Jim Courier. Sampras avait avoué plus tard en conférence de presse, qu’une « tonne de briques » s’étaient envolé de ses épaules. La pression de la défense de son titre l’avait complètement inhibé et « bouffé » son mental.

Hier, Novak Djokovic a tenu un discours un peu similaire suite à sa victoire en 3 sets, mais guère convaincante, face à Simon Greul. Le Serbe a implicitement admis qu’il avait encore du mal à digérer les attentes qu’il a suscitées après son titre à Melbourne en 2008, et cela le travaille. Et ça se répercute sur son jeu, moins explosif et insouciant. Il vient d’admettre qu’un poids énorme sur ses épaules était retombé depuis sa défaite contre Roddick en quart de finale de l’Open d’Australie cette année. Depuis, Andy Murray lui a piqué sa troisième place mondiale avec des performances remarquables. Roger Federer est revenu sous les feux de la rampe avec son « French Open » à Roland Garros. Rafael Nadal fait beaucoup parler de lui avec ses genoux grinçant. Du coup, Djokovic reste tapis dans l’ombre, « under the radar » et cela ne le gêne plus. Avant l’Open d’Australie, il avait été vexé, en compagnie de Federer, que les bookies et spécialistes placent Nadal et Murray comme favoris. Aujourd’hui, c’est presque avec soulagement qu’il accueille ce désintérêt médiatique. Après tout, Djoko avait brillé quand il était dans la peau de l’outsider. Peut-être cherche-t-il cette sensation à nouveau pour se rassurer.

Hier soir, sur la BBC, Tim Henman et John Mc Enroe, les consultants pour Wimbledon –avouons au passage que ça a quand même plus de gueule que Boestch et Chamoulaud- sont revenus sur le cas Djokovic. Les deux ont avoué apprécier le Serbe et ont appelé à ne pas le sous-estimer. Il n’a que 22 ans et avait quasiment retrouvé son meilleur niveau avant sa défaite contre Kohlschreiber.

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Pete Sampras avait mis 3 ans avant de regagner un autre titre du Grand Chelem, c’était à … Wimbledon, en 1993. On connaît la suite.

Le Kangourou

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