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Djokovic bien parti pour reconquérir le public américain… par son humour

Djokovic, alias le « djoker » et les spectateurs de New York, c’est un peu comme une histoire d’amour compliquée.

Acte 1 : Le coup de foudre

Tout avait bien commencé pour le Serbe avec sa finale en 2007. Il était jeune, venait de briser le train-train il faut bien le dire sacrément emmerdant des finales Federer-Nadal à chaque tournoi, et apportait un bain de fraîcheur bienvenu au tennis mondial avec ses facéties : défilé en string, petites blagues.. Le soir de sa finale perdue, le public scande des « Nole, Nole ».

Acte 2 : La rupture

Un an après, cela n’a plus rien à voir. Djoko agace certains de ses rivaux par ses imitations. Il a aussi beaucoup plus de pression sur les épaules. Il arrive à New York en panne de confiance et s’épuise dans ses premiers tours, faisant plusieurs fois appel au kiné contre Tommy Robredo, sous le cagnard… ce qui pousse Andy Roddick, chouchou du public local, à ironiser en disant notamment que Djoko devait avoir « l’anthrax ». Le Serbe prend très (trop?) mal la pique de Roddick et le fait savoir suite à sa victoire contre l’Américain en quarts de finale. Il sort sifflé par le public… qui sera loin de le soutenir en demi finales contre Federer.

Acte 3 : La reconquête

L’année dernière, Djokovic a commencé sa reconquête. Les échanges tapés avec John McEnroe et l’imitation de l’ancienne gloire du tennis américain amorce un début de réconciliation.

Mais cette année, Djoko a passé la vitesse supérieure et profité des occasions offertes par la télé américaine pour se remettre le public dans la poche.

Après sa victoire contre Troicki à l’arraché, il déclare que voir l’ombre envahir le court central est un sentiment comparable à passer la nuit auprès de sa douce… Lorsqu’on lui demande ensuite s’il est capable de réaliser un coup entre ses jambes à la manière de Federer, il rétorque « non, je ne sais pas faire ça et à sa place je ferais attention, si vous voyiez ce que je veux dire ». Enfin, après son succès contre Petzschner, il a remis ça, aidé par les questions bien orientées des journalistes… qui remettent le tapis le sujet du coup entre les jambes. Djoko répond qu’il ne possède pas « ce truc » (= ce coup) mais qu’il « a un autre truc entre les jambes ». Eclats de rires dans le public… mais promis « je ne vous le montrerai pas ce soir ».

Que va-t-il nous sortir la prochaine fois ?

Djoko peut être également soulagé par l’élimination d’Andy Roddick qui était dans son tableau mais attention à ne pas froisser James Blake au troisième tour, l’enfant chéri de New York.

Le Kangourou

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