Tennisonline.fr

Monfils fait le clown en demi de Grand Chelem !

Les spectateurs ont eu droit à un drôle de match dans la première demi-finale opposant Djoko à Monfils 

2016-09-09_21-18-30

 

2016-09-09_23-29-38

«Après avoir remporté le troisième set, pourquoi n’avez-vous pas réussi à renverser totalement la situation?
Il est trop fort. Encore aujourd’hui, sur ce match, il joue très bien. C’est Novak, il joue bien, il est solide. Ce qui est un peu dur, c’est qu’il te fait constamment changer. La question avec lui, c’est de savoir s’il faut jouer son jeu tranquillement et prendre 6-2, 6-2, 6-2 ou alors essayer de le sortir de sa zone de confort. Il fallait tenter d’autres solutions même si moi aussi je n’étais pas confortable là-dedans. Alors j’ai cherché.

Comment décririez-vous ce que vous avez tenté?
Il retournait tellement bien qu’il fallait que je lui montre que je pouvais faire service-volée. Sinon il allait me détruire. Du fond du court, j’avais du mal à le déborder… A un moment, je me suis dit j’essaie de «chiper», de faire des ronds. Là, je le sens un peu tendu donc je me remets à jouer «normal». Je me sens mieux à ce moment-là parce qu’il me laisse plus de temps. Au quatrième, il n’a plus fait trop de fautes. J’ai eu moins de points gratuits sur mes services. Pour l’instant, il est plus fort. Je désespère mais sur vingt matches, il va en gagner dix-neuf et j’espère en gagner un.

Comment avez-vous abordé le début de match?
J’ai fait une première double-faute slice puis un bon retour et ça m’a tout de suite mis le dos au mur. Comme il retourne bien, ça me met un petit coup tout de suite car je sais que je dois bien servir. L’entame de match est plus dur sur mes jeux de service car il a tout de suite pris la bonne option. J’ai changé mais je me suis dit que cette façon de jouer allait être temporaire pour me sentir mieux et lui le faire sortir de son bon début de match.»

Vous sembliez préparé aux question sur votre stratégie et aux critiques de certains anciens joueurs dont John McEnroe (consultant pour EPSN)…
Bien sûr. J’ai décidé de jouer comme ça pour une moitié de set, je savais que ça allait être différent. Mais au final, je ne joue pas pour ces gens-là. Je joue pour moi-même et j’essaie de gagner. Tout le monde a un avis et personne n’est à ma place. Ils ne voient pas et ne ressentent pas les choses. Ils vont dire que j’ai du talent, que je suis super physiquement, souligner la façon dont j’ai joué au troisième set que j’ai gagné, bla, bla, bla… Mais quand j’étais à 5-0, ce n’était pas comme ça. Je vous le dis. Donc j’ai juste changé quelque chose. Ce n’est pas académique mais j’essaie de gagner. Je suis désolé, qu’à chaque fois, je me fasse défoncer comme ça, qu’on me dise que je suis si talentueux et que je perds mon temps. Désolé, je ne perds pas mon temps.

Comment avez-vous vécu les sifflets et les huées à votre encontre ?
Ça fait partie du jeu. Les gens espéraient une bataille plus âpre. C’était bizarre parce qu’ils vont écouter les commentaires (ceux de John McEnroe étaient diffusés dans le stade via des oreillettes) et dire que je ne suis pas professionnel. Donc l’idée leur vient vite. Si j’avais un micro, je dirais aux gens d’arrêter de dire ça. Le gars en face est en train de me tuer… Donc j’accepte le fait qu’il est meilleur que moi et je change de stratégie.»

Une question sur nos lèvres : Ce Djoko là fait il peur à Wawrinka ?

Le Toucan

comments powered by Disqus